Le Gîte des Syrphes sur une exploitation agricole bio à La Brillanne
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Gites de France des Alpes de Haute Provence

Ecogîte en Provence dans le Parc du Luberon

Solaire thermique

Pour ceux que la technique intéresse : l'eau chaude solaire


Dès le départ il nous était évident de limiter au maximum nos consommations énergétiques et même de produire plus d’électricité que nous n’en consommons comme nous le faisons depuis 4 ans sur notre ferme. Pour cela des panneaux solaires photovoltaïques et thermiques devaient être posés sur le toit mais le charpentier couvreur au dernier moment s’y refusa pour des raisons techniques alors qu’il avait participé à l’élaboration du projet depuis le permis de construire, les panneaux PV seront donc installés un peu plus loin sur un hangar en construction et les thermiques au sol à côté de la maison.


L’objectif était de produire la (presque) totalité de notre eau chaude sanitaire, l’électricité venant en complément les jours sans soleil et uniquement les jours sans soleil et non le contraire, le solaire venant en complément de l’électricité comme dans les pubs EDF. Nous avons commencé par rencontrer des plombiers-chauffagistes-bricolos qui vous parlent prioritairement du crédit d’impôt avant de vous parler techniques. Aucun n’a pu répondre à nos questions : comment avoir de l’eau chaude en hiver, comment être sûr que ce n’est pas l’électricité qui chauffe le ballon, comment ne pas avoir de surchauffe en été, quelle est l’inclinaison optimale,… Nous commencions à désespérer quand nous avons, ô bonheur ! rencontré par des amis communs Pierre Amet, fondateur de l’association APPER (association pour la promotion des énergies renouvelables, apper-solaire.org) que nous ne remercierons jamais assez.
Nous avons donc conçu l’installation avec lui et opté pour quatre panneaux GM Tinox 2510 (1.988m x 1.218) et deux ballons de 300 litres. Apper est également un groupement d’achat, il ne nous restait donc plus qu’à nous mettre au travail.


Les panneaux sont installés sur un châssis autoconstruit et réglable, j’avais un peu des doutes sur une position à l’année à 70° et j’ai préféré me laisser la possibilité de réajuster l’inclinaison en cours de saison (début de printemps et fin d’automne). Il s'avère après une année de retour que c’était peut-être superflu.
Nous avons fait le choix de 2 ballons de 300 L plutôt que d’un à 600 L pour plusieurs raisons. Nous sommes souvent 2 dans la maison, mais par contre avec le gîte nous voulions une capacité de 8 personnes donc nous cherchions une installation assez souple pour pouvoir par exemple en hiver ne remplir qu’un ballon mais à une température suffisante et plus rapidement. Les deux ballons ont donc été installé en parallèle avec des vannes permettant d’en découpler un. Je ne suis pas sûr que c’était bien utile puisque sur une année j’ai du me servir du système une ou deux fois. De toutes façons le rendement des panneaux, notamment en hiver est plus important si on a une grosse quantité d’eau à chauffer que si on veut faire de l’eau très chaude, (en décembre janvier, février il est difficile de monter à plus de 50°) donc autant utiliser les 2 ballons. L’installation est complétée par un cumulus électrique de 50 L en série après les ballons qui peut être shunté. Il est réglé pour produire de l’eau à 40° pour permettre une douche sans ajout d’eau froide. Je ne le démarre que quand l’eau des ballons descend au dessous de 37, il suffit donc facilement pour rattraper les quelques degrés manquants. .

En bref ça fonctionne bien, nous avons même été en juillet une douzaine de personnes pendant quelques jours sans recours à l’électricité, avec l’impression que plus on tire d’eau chaude plus il y en a et de plus le soleil chauffe l’eau du lave vaisselle à 60° et préchauffe celle du lave linge à 30°.
Il n’y a pas de surchauffe (maximum 80°), de l’eau chaude toute l’année sans soucis mais avec une petite gestion nécessaire.
 

Les panneaux solaires thermiques
Lure tulipes